Los Alamos, ville secrète

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Sélection du site de Los Alamos

Oppenheimer et Groves avaient eux-mêmes choisi le 16 novembre 1942 d’installer le site Y à Los Alamos, à l’emplacement d’un pensionnat de garçons, le Los Alamos Ranch School (qui eut William Burroughs et Gore Vidal parmi ses élèves) dont les bâtiments formèrent le noyau initial du laboratoire. Situé au Nouveau Mexique, à une cinquantaine de km au nord-ouest de Santa Fe, le site était d’un accès difficile. Il occupait à 2250 m d’altitude une partie du flanc Est d’une ancienne caldeira (les monts Jemez dont le volcan est éteint depuis plusieurs millions d’années), creusée par l’érosion de profonds canyons séparés par des plateaux (mesas) boisés (« los alamos » signifie « les peupliers »). À l’ouest s’élève la montagne de Pajarito, à l’est les sommets de la chaîne du Sangre de Christo (rouges au crépuscule). L’altitude compense en partie le climat désertique, les températures descendant à -10°C en hiver et montant en moyenne à 30°C l’été dans la journée, mais les nuits sont fraîches. L’été est aussi la saison la plus humide avec de violents orages.

Une mesa, vue de Los Alamos, avec les montagnes Sangre de Christo à l’arrière-plan
Une mesa, vue de Los Alamos, avec les montagnes Sangre de Christo à l’arrière-plan

La capitale de l’État du Nouveau-Mexique, Santa Fe se situe à 50 km au sud-est (à 2100 m d’altitude, c’est la plus haute des capitales d’État aux États-Unis). L’architecture suit un style néo-colonial espagnol (dit Pueblo Revival) donnant à la région un caractère original (la ville se proclame « The City Different »). La principale ville de l’État, Albuquerque, sur les bords du Rio Grande, se trouve à 90 km au sud. Sa population ne dépassait pas 6 000 habitants en 1900 mais elle atteignait déjà 35 000 habitants en 1940 (100 000 en 1950, 520 000 aujourd’hui), en faisant une des villes croissant le plus vite dans le pays. Le climat est similaire à celui de Santa Fe, l’altitude de la ville variant de 1500 à 2000 m.

La région de Los Alamos, avec les villes de Santa Fe à 50 km au sud-est et Albuquerque à 90 km au sud ©GoogleMaps
La région de Los Alamos, avec les villes de Santa Fe à 50 km au sud-est et Albuquerque à 90 km au sud ©GoogleMaps
La région de Los Alamos : un plateau boisé entaillées par des gorges profondes
La région de Los Alamos : un plateau boisé entaillées par des gorges profondes

Le projet initial d’Oppenheimer n’imaginait qu’un petit laboratoire de recherche sur la physique des neutrons rapides, et Manley avait esquissé un laboratoire d’une cinquantaine de personnes, rassemblant les différentes équipes alors actives : une douzaine de théoriciens et une trentaine d’expérimentateurs (assistants compris), et un secrétariat de cinq personnes. Groves, lui, envisagea immédiatement un établissement d’une ampleur plus grande, rassemblant quelques centaines de scientifiques et de techniciens autour de la conception et de la réalisation d’une arme. La réalisation des installations fut confiée le 6 décembre à la compagnie M.M. Sundt (et/ou l’Engineering District d’Albuquerque ?) qui commença immédiatement les constructions (sans plans). Dès mars 1943, les premiers bâtiments étaient achevés, Oppenheimer s’installa le 15 mars. Physiciens et techniciens arrivèrent progressivement dès avril 1943. Le 20 avril, un accord fut passé avec l’université de Californie pour qu’elle gère tous les contrats du personnel (accord toujours en vigueur : le Los Alamos National Laboratory est généré par l’Université de Californie, tout comme le Lawrence Livermore National Laboratory). Fin avril, le projet initial était réalisé à 95%, mais il se révéla immédiatement beaucoup trop petit.

À Los Alamos, la « Big House », reste de la Los Alamos Ranch School, fut le coeur de l'activité sociale pendant les années de guerre et d’isolement © Wikipedia
À Los Alamos, la « Big House », reste de la Los Alamos Ranch School, fut le coeur de l’activité sociale pendant les années de guerre et d’isolement © Wikipedia
Los Alamos, Fuller Lodge
Los Alamos, Fuller Lodge

Entretemps, Oppenheimer avait pris son bâton de pèlerin pour convaincre les plus brillants de ses collègues d’abandonner ce qu’ils faisaient pour aller s’enterrer dans un endroit perdu du Nouveau Mexique et y travailler sur un projet militaire secret sur lequel il n’avait pas le droit de leur donner de détails. Complication supplémentaire, la plupart des meilleurs physiciens américains se trouvaient déjà impliqués dans des programmes prioritaires, à commencer par le radar, et le NDRC refusaient qu’ils soient affectés à d’autres projets. Parce qu’ils ne souhaitaient pas voir couronner trois siècles de science par une arme effroyable, Lise Meitner, Franco Rasetti à Montréal, et Isidor Isaac Rabi (alors directeur scientifique du Rad Lab au MIT) furent presque les seuls à refuser (à contrecœur, Rabi accepta cependant de venir de temps à autre comme consultant à Los Alamos, et il était présent lors de l’essai Trinity). Condon démissionna dès la 26 avril 1943 de ses fonctions de directeur adjoint, en complet désaccord sur les mesures de sécurité imposées par les militaires. Il estimait que le cloisonnement exigé par Groves empêchait la coordination indispensable entre les savants, bridait le programme et freinait son exécution. Mais la plupart acceptèrent l’offre d’Oppenheimer car, comme Oppenheimer le dit lui-même plus tard (en parlant alors de la bombe H), « It was technically sweet ». L’éventail des problèmes techniques et scientifiques qui se posaient à eux était trop séduisant.

De plus, Oppenheimer parvint à éviter que Los Alamos soit militarisé, bien que dans un premier temps Groves ait voulu attribuer des grades militaires aux physiciens selon leur rang (Oppenheimer eût été lieutenant-colonel !) et les astreindre à une discipline militaire. Oppenheimer n’était pas contre, initialement, mais il recula devant le tollé. Un compromis fut trouvé : Los Alamos fonctionnerait pendant les premiers mois de mise en route comme un laboratoire universitaire classique, avec un statut civil pour le personnel garde au moins, puis serait progressivement militarisé. Mais cela ne fut en fin de compte jamais mis en œuvre pour les scientifiques. Par contre les nombreux militaires présents, en particuliers les techniciens incorporés dans l’armée (les SED) furent eux-soumis à une discipline militaire, d’où des tensions entre les deux communautés. Les scientifiques conservèrent l’entière direction des recherches, l’armée se limitant à assurer l’intendance et la sécurité du site (parfois de manière excessivement tatillonne, et Feynman prit un grand plaisir à déjouer les contrôles).

Les physiciens purent également faire venir leurs familles. La vie à Los Alamos était malgré tout matériellement difficile et très confinée, et plusieurs ne le supportèrent pas. Certains parvinrent à ne venir à Los Alamos que pour des périodes assez courtes, en tant que consultants et en retournant le plus possible dans leurs laboratoires : von Neumann, par exemple, ou Bohr (quand il parvint à s’échapper du Danemark) ne firent que de brefs séjours, en général pour débloquer une situation.

La maison occupée par Oppenheimer à Los Alamos
La maison occupée par Oppenheimer à Los Alamos

Le rôle essentiel d’Oppenheimer fut d’assurer la coordination et l’arbitrage entre les différentes divisions en charge respectivement des aspects théoriques de la conception de l’arme, des aspects nucléaires expérimentaux, des essais de configuration d’explosifs, des essais d’aérodynamique de la bombe, des techniques métallurgiques de fabrication, etc. Il avait réussi à rassembler tellement de « stars » à Los Alamos que les questions d’ego devinrent également très vite cruciales. Des rivalités féroces se firent jour. Edward Teller pensait que le rôle de directeur de la Division de Théorie aurait dû lui revenir et, supportant très mal d’être sous la coupe de Hans Bethe, préféra travailler sur la fusion plutôt que d’exécuter sa part des travaux théoriques sur la fission. Edward Condon ne supporta la tutelle étroite des militaires que quelques semaines avant de démissionner. Oppenheimer, comme le raconte Teller, finit par connaître personnellement plusieurs centaines des personnes qui travaillaient à Los Alamos, non seulement leur travail mais aussi leur histoire personnelle, leur situation de famille, et leurs relations avec leurs collègues. Il parvenait également à suivre les dizaines de recherches simultanément menées par les divers groupes et son extraordinaire capacité de synthèse lui permit de conserver une vue d’ensemble du programme sans jamais perdre l’objectif de vue.

Plan d'ensemble de Los Alamos
Plan d’ensemble du site de Los Alamos

La vie à Los Alamos, ou Boîte postale 1663 à Santa Fe

Le site se transforma en un immense chantier, et ne cessa pas de l’être pendant toute la durée de la guerre, de nouvelles constructions étant ajoutées au fur et à mesure des besoins. Il s’agit le plus souvent de constructions légères, généralement en bois, et des appartements (4 sur deux niveaux par maison) pour les familles, des dortoirs pour les célibataires, une pharmacie et une infirmerie de six lits (vite agrandie en hôpital dont le personnel dépassa la centaine à la fin de 1944), un cinéma, une bibliothèque et bien sûr des bureaux, des ateliers, des halls de montage, et des laboratoires. En 1945, 7 000 personnes vivaient et travaillaient à Los Alamos.

L’entrée principale de la zone enclose, en 1943
L’entrée principale de la zone enclose, en 1943
West Road à Los Alamos en 1944
West Road à Los Alamos en 1944
Trinity Drive, avec le passage surélevé reliant les laboratoires© LAHS
Trinity Drive, avec le passage surélevé reliant les laboratoires© LAHS
Zone résidentielle à Los Alamos à l’époque d’Oppenheimer ©LANL
Zone résidentielle à Los Alamos à l’époque d’Oppenheimer ©LANL

La vie n’était pas très facile à Los Alamos, surtout la première année où bien des équipements manquaient. Le Nouveau Mexique est une région aride, même si la mesa était boisée, et le vent sec et chaud desséchait la terre et les résidents. Les risques d’incendie étaient importants, surtout avec des constructions en bois, et l’eau était rare (il existait bien un petit étang, l’Ashley Pond, du nom du précédent propriétaire Ashley Pond II, mais il n’aurait jamais suffi à la consommation d’eau et des conduites durent être posées sur des dizaines de kilomètres). L’isolement imposait aussi de pénibles contraintes, réduisant presque à zéro les contacts avec familles et amis à l’extérieur, le courrier était censuré et passait toujours par la boîte postale 1663 à Santa Fe. Les déplacements en dehors du site strictement interdits sauf autorisation spéciale, en dehors de balades à pied le dimanche dans les montagnes de Jemez ou de pique-niques dans les canyons environnants. L’interdiction fut allégée à l’automne 1944, et des excursions à Santa Fe, Albuquerque ou dans les montagnes du Sangre de Christo furent permises (si l’on trouvait un véhicule, de l’essence et des pneus !). Il y avait très peu de téléphones, uniquement dans les bureaux au début, puis quelques uns furent installés dans la « ville » pour les appels d’urgence (mais passant par le standard militaire).

La maison des Teller à Los Alamos.
La maison des Teller à Los Alamos.
À droite, mais bien après la guerre, Edward Teller (à droite) jouant aux échecs avec son fils Paul, arrivé à Los Alamos à l’âge de deux mois, sous le regard de sa femme Mici et de sa fille Wendy © Lawrence Livermore Laboratory
À droite, mais bien après la guerre, Edward Teller (à droite) jouant aux échecs avec son fils Paul, arrivé à Los Alamos à l’âge de deux mois, sous le regard de sa femme Mici et de sa fille Wendy © Lawrence Livermore Laboratory
Maria Goeppert-Mayer
Maria Goeppert-Mayer

Il y avait peu de femmes physiciennes. Maria Goeppert-Mayer, auparavant à Columbia au «Department of Substitute Materials», travailla sur des questions d’opacité pour Teller en 1945 (mais en restant à Columbia ?). Mary Langs et son mari Harold Argo étaient des étudiants de Teller à George Washington, et ils le suivirent en 1944 à Los Alamos : ils travaillèrent sur les réactions de fusion D-D et D-T pour la «Super» jusqu’après la guerre (ils partirent avec lui à Chicago, logeant chez Maria Goeppert-Mayer). Joan Hinton, nièce de Geoffrey Ingram Taylor, le spécialiste britannique de la mécanique des fluides, rejoignit Los Alamos en février 1944 pour travailler avec Fermi sur la réalisation des réacteurs à uranium enrichi (les «water boilers»). Les bombardements d’Hiroshima et Nagasaki la conduisirent à militer contre les armes nucléaires, puis à s’exiler en Chine communiste en 1948.

Le « commissary » à Los Alamos, ancêtre des supermarchés
Le « commissary » à Los Alamos, ancêtre des supermarchés

Elizabeth « Diz » Riddle Graves avait passé sa thèse à Chicago sur la diffusion des neutrons, travaillé au Met Lab, et vint à Los Alamos (où elle passa d’ailleurs le reste de sa carrière) travailler sur le réflecteur à neutrons des bombes. Son mari Alvin C. Graves était aussi physicien et se trouvait à côté de Louis Slotin lors de l’accident mortel de ce dernier en 1946. Il y eut plusieurs mathématiciennes (Mici Teller, Frances Wilson Kurath), et beaucoup de jeunes femmes travaillèrent à la division T-5 comme calculatrices.

Des militaires au PX à Los Alamos en 1944 (© LANL)
Des militaires au PX à Los Alamos en 1944 (© LANL)

Plusieurs épouses de physiciens occupèrent des fonctions importantes, en général administratives, aux côtés de Priscilla Greene, la secrétaire particulière d’Oppenheimer (elle avait quitté ses fonctions près de Lawrence à Berkeley par enthousiasme pour le projet), Charlotte Serber fut la bibliothécaire scientifique. De nombreux physiciens, ingénieurs et techniciens, amenèrent femmes et enfants souvent très jeunes. L’armée avait aussi détaché plusieurs auxiliaires féminines (WACs), qui ne furent pas toujours ravies de se retrouver sur un haut plateau semi-désertique au lieu des îles du Pacifique escomptées. Devant le manque de techniciens qualifiés et d’ingénieurs, l’armée détacha également des étudiants en ingénierie incorporés (le Special Engeneer Detachment ou SED). Malgré parfois quelques tensions, la cohabitation entre civils et personnels en uniforme se passa sans trop de heurts, malgré des écarts importants de solde, l’interdiction faite aux militaires de faire venir leur famille, et des obligations disciplinaires différentes. Plusieurs officiers, de l’Armée et de la Marine, furent aussi affectés à Los Alamos. En septembre 1943, il y avait une soixantaine de femmes travaillant dans la zone technique, et environ 180 un an plus tard, dont une vingtaine de scientifiques, une cinquantaine de techniciennes, une quinzaine d’infirmières, vingt-cinq enseignantes et soixante-dix secrétaires. Les scientifiques et les techniciennes se répartissaient dans les différentes groupes (16 dans la division de théorie, 4 dans celle de physique expérimentale, 25 dans celle de chimie-métallurgie, 20 dans celle de l’ingénierie des bombes, et 12 dans celle des explosifs).

Auxiliaires féminines de l’armée (WACs) se détendant au PX des Special Engineer Detachment (SED)
Auxiliaires féminines de l’armée (WACs) se détendant au PX des Special Engineer Detachment (SED)

La présence des femmes et des enfants dans ce lieu isolé rendit la vie beaucoup plus supportable pour tout le monde et améliora la cohésion du groupe. Cette présence induisit un très fort taux de natalité (330 naissances en deux ans), et l’hôpital construit sur le site dut prévoir un important service de gynécologie, une maternité et un service de pédiatrie. La présence de nombreux enfants nécessita également la construction d’une école primaire, d’un collège et d’une école technique de très haut niveau. À l’été 1943, il avait été envisagé que les cours soient assuré par les physiciens et leurs épouses, pour éviter de faire venir des enseignants extérieurs. De nombreux étudiants avaient suivi leurs professeurs, ou avaient été affectés par l’armée en tant que SED (Special Engineer Detachment). Une cafeteria de 250 places ouvrit en 1945. Un conseil municipal réglait de nombreux détails de la vie quotidienne, tels que les programmes du cinéma, l’ouverture des laveries, les problèmes de circulation (les rues n’avaient pas de trottoirs), le choix des produits disponibles aux PX (« Post eXchange ») ou au « commissary » malgré les restrictions du temps de guerre (il existait des tickets de rationnement pour de nombreux produits). Le conseil gérait aussi les relations entre les civils et les militaires : Los Alamos était officiellement une base militaire, entourée de barbelés et de postes de garde, même si les militaires y étaient très minoritaires.

Le dimanche était un jour de repos imposé à tous, et des bals très courus avaient régulièrement lieu le samedi soir (l’alcool n’était pas toujours facile à obtenir). L’épouse de Robert Bacher, Jean, disait que « On Saturday nights, the mesa rocked ». Les PX offraient un grill, un bar et un dancing avec juke-box. Une chaîne de radio locale, KRS, diffusait à l’intérieur du site des informations et de la musique. Otto Frisch y donna régulièrement des concerts de piano.

Otto Frisch au piano lors d’un des concerts qu’il donna régulièrement pour les auditeurs de Los Alamos
Otto Frisch au piano lors d’un des concerts qu’il donna régulièrement pour les auditeurs de Los Alamos
Bal du samedi soir dans la salle commune de l’une des résidences pour célibataires (accueillant aussi des couples à l’occasion)
Bal du samedi soir dans la salle commune de l’une des résidences pour célibataires (accueillant aussi des couples à l’occasion)

Beaucoup de résidents pratiquaient avec ardeur l’alpinisme en été, le ski ou le patinage en hiver.

Patinage à Omega Canyon (Betty Williamson et John Michnowicz, un photographe qui prit de très nombreux clichés de la vie quotidienne à Los Alamos)
Patinage à Omega Canyon (Betty Williamson et John Michnowicz, un photographe qui prit de très nombreux clichés de la vie quotidienne à Los Alamos)

De l’équitation était aussi possible, l’armée avait acquis les chevaux du pensionnaire en même temps que le terrain et les bâtiments, et certains passionnés en avaient eux-mêmes acheté.

Robert Robinson et son père Charles goûtent aux joies de l’équitation dans la montagne. D’autres se contentaient des joies plus tranquilles de la pêche. Un golf rudimentaire de 9 trous fut installé
Robert Robinson et son père Charles goûtent aux joies de l’équitation dans la montagne

D’autres se contentaient des joies plus tranquilles de la pêche. Un golf rudimentaire de 9 trous fut installé. Beaucoup de résidents pratiquaient la randonnée en été

Pueblo Canyon à proximité de Los Alamos
Pueblo Canyon à proximité de Los Alamos
Excursion le dimanche à la montagne. Debout : Enrico Fermi, Hans Bethe, Hans Staub, Victor Weisskopf, un inconnu. Assis : Erika Staub, Elfriede Segrè, Bruno Rossi ? Emilio Segrè a probablement pris la photo. © AIP
Excursion le dimanche à la montagne. Debout : Enrico Fermi, Hans Bethe, Hans Staub, Victor Weisskopf, un inconnu. Assis : Erika Staub, Elfriede Segrè, Bruno Rossi ? Emilio Segrè a probablement pris la photo. © AIP

 


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